jeudi 23 novembre 2017

Esclavage en Libye : nos dirigeants savaient (le fil d'actu)


Zoom : La vérité sur les médicaments anti-cancer – Gérard et Nicole Delépine (tvlibertes)

Nicole Delépine, pédiatre et Gérard Delépine chirurgien orthopédiste, ont tous les deux fait l’essentiel de leur carrière aux côtés de patients malades du cancer. Au coeur d’un système de santé de plus en plus sclérosé par la bureaucratie et les méandres administratifs, ils ont combattu pour conserver leur liberté de soigner. Dans leur dernier ouvrage, Médicaments anti-cancer peu efficaces souvent toxiques et hors de prix, publié chez Michalon, Nicole et Gérard Delépine passent en revue les nouvelles molécules qui posent problème dans le traitement des cancers et reviennent sur un marché lucratif, souvent bien éloigné des préoccupations des malades.

Comment le cimentier Lafarge a demandé et obtenu le démantèlement du droit du travail en Grèce (basta)

PAR LEILA MINANONIKOLAS LEONTOPOULOS
Dans l’opinion publique grecque, c’est un fait acquis : le droit du travail a été démantelé sous la pression des lobbies. Mais jusqu’ici, les preuves manquaient pour étayer cette affirmation. Un mail confidentiel de novembre 2011 montre comment le cimentier français Lafarge, déjà mêlé à plusieurs scandales, a participé avec un certain succès à l’entreprise visant à influencer la réforme historique du code du travail, alors menée par le gouvernement d’Athènes.

Le plus souvent, le monde des affaires se montre impénétrable. Mais avec le temps certains secrets finissent par s’éventer. Le cimentier français Lafarge – désormais allié au Suisse Holcim – peut en témoigner. La fuite d’un e-mail confidentiel obtenu par le quotidien grec Efimerida ton Syntakton – partenaire du collectif de journalistes Investigate Europe – montre comment il y a six ans le leader mondial du ciment, profitant de la crise grecque, a fait pression pour obtenir d’Athènes une dérégulation du droit du travail, au-delà de ce que les réformes engagées prévoyaient déjà.
Dans cette correspondance privée remontant au début du mois de novembre 2011, Pierre Deleplanque, alors directeur général du cimentier grec Héraclès General Cement Company, filiale détenue à 100 % par Lafarge-Holcim, interfère auprès de l’homme fort du FMI en Grèce, le Néerlandais Bob Traa. Deux économistes grecs du Fonds monétaire international sont en copie du mail : Georgios Gatopoulos et Marialena Athanasopoulou.
Sur un ton des plus chaleureux, le Français écrit à son « cher Bob », suite à leur rencontre « utile, édifiante et opportune » dans le bureau du patron du Fond monétaire international (FMI) le lundi précédent. Ce jour là, le lundi 31 octobre 2011, le premier ministre George Papandréou annonce un référendum (qui sera finalement annulé). « Espérons que la situation restera sous contrôle, s’autorise le dirigeant d’entreprise, et que le peuple grec décidera de rester dans l’euro et de retourner sur la voie des réformes ».

Lafarge transmet ses propres propositions de réformes

Mais Lafarge a un autre objectif en ligne de mire : la réforme du droit du travail, qui ne va pas assez loin pour le cimentier. L’émissaire de Lafarge minimise la portée des réformes structurelles entreprises par le gouvernement sous la pression de la Troïka – les experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du FMI chargés d’auditer les finances publiques dans le cadre de l’accord de refinancement de la Grèce négocié en 2010. D’après lui, celles-ci n’ont « malheureusement (...) pas démontré leur efficacité (…), soit en raison de l’inadéquation des mesures, soit des lacunes constatées dans leur mise en œuvre ».
Il faut dire qu’Héraclès, « l’un des plus grands groupes industriels en Grèce », a subi « cinq trimestres consécutifs de pertes nettes ». Des résultats désastreux dus, se plaint le dirigeant de Lafarge, à « la baisse de 65% de la demande de ciment en Grèce, à la chute des exportations et l’incapacité du gouvernement à payer les entrepreneurs pour le travail accompli ». Ce qui aurait entraîné l’apparition de « créances douteuses » à hauteur de « 65 millions d’euros » pour sa seule filiale. Le patron propose donc de renverser la vapeur.
« Comme promis », il joint à son e-mail « un document informel résumant la proposition de Lafarge pour des réformes structurelles plus ciblées ». Avec, en ligne de mire, le démantèlement d’une part cruciale des acquis sociaux des travailleurs grecs jugés peu productifs et trop chers : « Un employé produit 2,6 tonnes, contre 5,3 tonnes par employé en Espagne (...) le coût moyen par employé est de 67 000 euros contre 49 000 euros au Royaume-Uni ». Des suggestions qui vont en partie, hasard ou non, se retrouver dans la future réforme du travail, votée quelques mois plus tard.





La première proposition du cimentier : « La généralisation de groupes d’arbitrage indépendants composés d’hommes d’affaires respectés et de professionnels sans affiliation politique » en lieu et place de l’Organisation de médiation et d’arbitrage grec (OMED). L’organisme national, qui intervient lors des litiges autour des négociations de conventions entre employeurs et salariés est coupable, d’après lui, d’outrepasser ses fonctions et de « maintenir en vigueur des conventions collectives antérieures » à « l’esprit de la loi » 3899, votée onze mois plus tôt, en décembre 2010. Une loi à laquelle il semble tenir puisque celle-ci vise à « mieux équilibrer le pouvoir employeurs-employés dans la négociation » au sein de l’entreprise et qui, par dessus tout, limite les compétences de l’OMED « aux discussions sur le salaire minimum ».

Faciliter les licenciement, abolir les conventions collectives

Licencier plus facilement, c’est le deuxième desiderata de Lafarge. Le cimentier trouve les licenciements « trop spécifiquement et trop strictement définis » par la loi (sic). Résultat, il s’insurge de voir « les licenciements facilement contestés devant les tribunaux ». La loi de décembre 2010 avait pourtant déjà mis un coup de canif aux limitations en faisant passer « le seuil de licenciement de 2% à 5% de l’effectif », avec « un maximum de 30 mises à pied par mois » pour les entreprises de plus de 150 employés. Là encore, il juge cette disposition insuffisante pour les grands groupes. Il ouvre donc une nouvelle piste de réflexion – assez obscure il faut le dire : « Permettre aux entreprises d’absorber les cotisations sociales des employés proches de la retraite, sans aucun critère restrictif ». Pour convaincre son interlocuteur, il fait miroiter des « gains multiples pour l’État (...), pour l’employé et pour l’entreprise ».
Troisième mesure réclamée par Lafarge, l’abolition des conventions collectives sectorielles afin de donner davantage de « souplesse aux renégociations potentielles des conventions d’entreprise ». Le géant du ciment est dans les petits papiers du patron du FMI en Grèce. Il a la ferme intention d’en profiter pour forcer le gouvernement hellène à aller plus loin que la limitation des procédures de négociations collectives décrétée le 21 octobre 2011, soit une dizaine de jours avant ce mail. Pierre Deleplanque, s’il était roi, préférerait que chaque société dispose de sa propre convention d’entreprise.

Après le FMI, la BCE

Enfin, les entreprises ne se porteraient-elles pas mieux si elles avaient le pouvoir unilatéral de procéder à des licenciements collectifs ? Un point qui tient particulièrement à cœur au cimentier qui s’apprête – mais ça, il ne le précise pas – à mettre dehors les 236 salariés de son usine de Chalcis. Jusque là en Grèce, quand une entreprise souhaite procéder à un licenciement collectif, elle a besoin de l’aval du ministère du Travail. Trop contraignant pour Pierre Deleplanque, qui propose de « simplifier la procédure » en se passant de l’approbation de l’administration. Pour donner le change, il associerait l’OMED, comme garant de ce nouveau procédé. Mais seulement à une condition : « Le renouveau » de l’organisme national d’arbitrage et de médiation, tel qu’il l’a mentionné quelques lignes plus haut. Bref, à condition de soumettre l’OMED au milieu des affaires.
Enfin, Pierre Deleplanque se sert aussi de cette correspondance privée avec Bob Traa pour demander au Néerlandais de lui « renvoyer » les noms « des personnes de la Commission européenne à Bruxelles en charge du programme de la réforme structurelle grecque »« Nous avons peut-être mal orthographié leurs noms », précise-t-il. Sur la base de coordonnées transmises par le fonctionnaire du FMI, Deleplanque va donc poursuivre son travail de lobbying auprès des membres de la Commission européenne, l’autre bras armé de la Troïka. Selon toute vraisemblance, la stratégie s’avère payante.

La plupart des mesures dans la loi

Au cours de l’année 2012, les rêves de Deleplanque vont devenir réalité. Trois lois (4024/12, 4046/12, 4093/2012) sont promulguées dans le cadre du deuxième plan de « sauvetage » de la Grèce. Celles-ci reprennent la majorité des propositions de Lafarge. L’Institut syndical européen (European Trade Union Institute, ETUI) les résume ainsi : « les résultats de ces réformes “structurelles” ont été la fragmentation et la déstabilisation du système de la négociation collective, la baisse drastique des salaires nominaux (“le salaire minimum national a été abaissé en 2012, passant de 751euros brut par mois à 586 euros”) et la réduction des ressources (cotisations) pour le système de la sécurité sociale ». Quant au système d’arbitrage chapeauté par l’OMED, il a été neutralisé.
Parmi les quatre propositions de l’industriel, seule celle visant à une déréglementation totale des licenciements collectifs n’a pas été retenue dans le mémorandum de février 2012, engageant un deuxième plan d’aide à 130 milliards d’euros en échange de ces fameuses « réformes structurelles ». Mais la Troïka ne désespère pas, six ans après les « conseils » de Pierre Deleplanque, de remettre cette mesure au goût du jour (voir encadré). Quoi qu’il en soit, les effets des lois de 2012 se font aujourd’hui sentir dans tout le pays.

Lafarge, un « donneur d’ordre » parmi d’autres

Cette réforme a été « d’une violence sans précédent, se souvient Alexis Mitropoulos, avocat et professeur de droit du travail réputé à l’université d’Athènes. Les changements demandés par Lafarge ont conduit à une multiplication des formes atypiques de travail et à une plus grande flexibilité : l’explosion du travail à temps partiel, à durée déterminée et même les temps plein bon marché ». Résultat, souligne cet ancien député Syriza, premier vice-président du parlement jusqu’en 2015 qui a rendu son tablier quand Tsipras a changé de cap, « beaucoup de familles sont passées au-dessous du niveau de pauvreté. Ces changements ont amplifié la crise humanitaire ».
Toutefois, à la décharge de la multinationale, Lafarge n’a pas été le seul groupe à tirer profit du marasme économique. L’influence du secteur privé a irrigué l’ensemble des mesures d’austérité qui ont étranglé les grecs dès 2010. Et c’est le FMI lui même qui le constate de manière « frappante », dit-il, dans un mémorandum confidentiel publié en 2014 par nos confrères du Wall Street Journal et d’El País.
Dans ce document secret, le board du Fond confie que « le secteur privé est pleinement à l’origine du programme considéré comme l’outil permettant de mettre fin à plusieurs privilèges dans le secteur public ». Avec la publication de cet e-mail, Lafarge n’a donc fait que rejoindre la longue liste de ces entreprises et de ces hommes de l’ombre écoutés par la Troïka, qui ont influé sur les décisions politiques du pays. La presse grecque les a baptisé les « Whisperers » (chuchoteurs).
Benoit Drevet et Nikolas Leontopoulos, avec Leïla Miñano, pour Investigate Europe.
Photo : tim goode
NB : Sollicité à plusieurs reprises par Bastamag, Lafarge Holcim n’a pas souhaité donner suite à nos demandes d’interview. Pierre Deleplanque semble, quant à lui, couler des jours heureux après avoir été promu, en octobre 2015, directeur régional de Lafarge Holcim pour les marchés européens émergents.

Investigate Europe (IE) est un projet pilote paneuropéen : une équipe de neuf journalistes travaillant dans huit pays européens, qui enquêtent sur des sujets ayant une résonance sur l’ensemble du continent. IE publie des articles dans plus d’une dizaine de journaux. Parmi eux figurent notamment le Tagsspiegel (Allemagne), EuObserver (UK), Newsweek Polska (Pologne), Publico (Portugal), Infolibre(Espagne), Aftenposten (Norvège), Corriere della Sera et Il Fatto Quotidiano (Italie), ViceGreece et Efsyn (Grèce), Falter (Autriche), Dagen Arbet (Suède), The Black Sea(Roumania), Ugebrevet A4 (Danemark), Pot Crto (Slovenie), EUObserver (UK), En savoir plus sur le projet : www.investigate-europe.eu.

mardi 21 novembre 2017

Naomi Klein : "Le plus grand succès du néolibéralisme : la colonisation de nos imaginaires." (Regards)


Moins d’un chômeur formé sur trois retrouve un emploi durable (basta)

PAR 
En déplacement à Tourcoing le 14 novembre, Emmanuel Macron a insisté sur l’importance de la formation, « cœur de la politique de l’emploi du gouvernement ». Taclant ceux et celles qui protestent contre la disparition brutale de dizaine de milliers de contrats aidés, le chef de l’État a défendu l’investissement dans la formation, nécessaire « si nous voulons vraiment éradiquer le chômage dans notre pays. » Le lendemain, la ministre du Travail Muriel Pénicaud a transmis au patronat et aux syndicats le « document d’orientation » relatif à la réforme de la formation professionnelle.
15 milliards d’euros devraient être dépensés, sur cinq ans, avec une attention particulière pour les demandeurs d’emploi les plus éloignés du travail. Faire de la formation un levier pour lutter contre le chômage n’a rien de nouveau. Parmi les dispositifs récemment mis en place, on peut citer les plans de formation des demandeurs d’emploi – le dernier en date, le « plan 500 000 » (le nombre d’actions de formation) a été lancé en janvier 2016 –, les préparations opérationnelles à l’emploi collectives ou individuelles (POE) ou encore les emplois d’avenir (EAV) pour les jeunes, qui intègrent une dimension de formation obligatoire.
Les effets de la formation sont parfois négatifs
« Ce volontarisme politique s’est traduit par une augmentation du nombre de demandeurs d’emploi en formation », remarque un rapport publié en août dernier par le commissariat général à la stratégie et à la prospective, une institution rattachée à Matignon. L’efficacité de ces plans du point de vue du retour à l’emploi semble difficile à évaluer. « La massification des plans de formation ne s’est pas accompagnée d’une amélioration de l’accès à l’emploi durable : 28 % des demandeurs d’emploi formés dans le cadre du plan 500 000 ont retrouvé un emploi durable », cite le rapport. En fait, les effets de la formation sont très variés selon les individus.
Si l’effet est « positif et significatif » pour les individus ayant connu une expérience d’emploi récente, il apparaît « non significatif, voire négatif, pour les personnes ayant quitté leur emploi depuis longtemps ou pour les nouveaux entrants sur le marché du travail ». Les plus diplômés bénéficient davantage que les autres de la formation continue délivrée aux chômeurs, mais la probabilité de retrouver du travail diminue avec l’âge. « Le niveau et la spécialité de formation ne sont pas toujours le premier critère de recrutement des entreprises », remarque le rapport. Certaines entreprises privilégient plutôt l’expérience et la motivation [1].
Une autre étude publiée par pôle emploi en 2016 soulignait déjà ce faible rapport entre formation des chômeurs et reprise du travail. Ainsi en 2015, 57 % des demandeurs d’emploi ont accédé à un emploi dans les six mois qui ont suivi la fin d’une formation. Une personne sur cinq déclare cependant « n’avoir pas eu le choix » parce qu’elle « devait vite retrouver un emploi ». Surtout, à peine 30% des chômeurs formés ont trouvé un emploi durable - CDI ou CDD de plus de six mois. Bref, contrairement aux rengaines gouvernementales, si les chômeurs ne trouvent pas de travail, ce n’est pas forcément parce qu’ils ne sont pas « employables ».

Notes

[1
Sur les effets spécifiques de la formation sur les jeunes travailleurs, voir cette étude du Céreq, publiée en 2011.

vendredi 17 novembre 2017

Demain, tous crétins ? (arte)


Laurent Wetzel : Blanquer, une imposture ? (Tvlibertes)

Ancien inspecteur d’académie et spécialiste de l’Education nationale, Laurent Wetzel démontre les failles, textes à l’appui, du ministre Jean-Michel Blanquer. Pour l’invité de TV Libertés, le ministre d’Emmanuel Macron ne mérite pas les lauriers que lui tresse la quasi totalité de la droite française. 

Les grands parents seraient nuisibles pour les enfants (Charles Sannat via les moutons enragés)

« Il faut euthanasier tous les grand-parents car ils sont nuisibles pour les enfants ! » L’édito de Charles SANNAT…

Cette société merdique, n’en finit plus avec ses « études » merdiques, ses culpabilisations, ses taxations à outrance. Allons nous laisser détruire la cellule familiale en prime ? Je vous laisse lire l’édito de Ch.Sannat et, je suis d’accord avec son analyse, il y a tant à dire sur ce sujet…
Oui, vous avez bien lu, j’espère déjà que ce simple titre vous fait vous pincer, en vous disant, non, je rêve ! Qu’est-ce qu’il lui prend au père Sannat de vouloir euthanasier tous les grands-parents de France, et du monde entier d’ailleurs tant qu’on y est ?
Il veut un “géronticide” ? Il est devenu fou !
Eh bien non, fou, certainement pas, je vous concéderais tout juste un petit côté un brin provocateur ! Mais il s’agit d’une provocation pour la bonne cause et vous allez très vite comprendre pourquoi !
« Les grands-parents auraient un impact négatif sur la santé des enfants »
Les grands-parents auraient donc un impact négatif sur la santé des enfants, et cela n’est pas mon titre un poil outrancier mais celui d’un article fort sérieux de BFM TV qui relaie une étude non moins sérieuse de nos amis anglais sur la dangerosité désormais scientifiquement établie des grands-parents qui nuisent grandement à la santé de leurs petits-enfants.
Et, oui, disons-le, cette étude me fait hurler.
Cet article me fait crier ma détestation de cette folie qui n’est pas la mienne mais bien celle d’une société toute entière devenant entièrement tarée.
Et ce qui arrive n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat des coups de boutoir du système totalitaire marchand qui a besoin de détruire tous les liens familiaux et sentimentaux comme j’ai déjà eu l’occasion de l’expliquer dans mon édito consacré à nos enfants qui deviennent tous crétins.
Les grands-parents sont un danger… Puis les parents aussi seront dangereux !
Je reste ébahi et sidéré par ce genre de campagne qui ne peut qu’aboutir à la déstructuration des liens entre les individus, des liens ancestraux et des différences évidentes, et des différences ne signifient pas des supériorités, ou des infériorités mais simplement que c’est différent. Et vous savez quoi ?
On peut même affirmer, que dis-je, clamer que quand c’est différent, c’est que ce n’est pas pareil !
Et je clame haut et fort que ma fille est différente de mon fils.
Je clame haut et fort qu’être un homme et une femme c’est être profondément différent.
Je clame haut et fort qu’être parents ou grands-parents c’est aussi différent.
Je clame que ces différences sont essentielles, importantes, indispensables.

Nous ne pouvons pas d’un côté encenser la « différence » et vomir à chaque instant un égalitarisme insupportable qui devient un simple fascisme tant il est un dogme absurde.
Un égalitarisme absurde auquel on rajoute une déstructuration de tous les liens, où l’on massacre l’idée de cellule familiale.
Derrière le prélèvement à la source, c’est cela qui se cache. Un jour, avoir des enfants vous coûtera de l’argent. Il n’y aura plus de part ou de demi-part, ce sera la fin de la politique fiscale de la famille.
La famille et la nation, les seuls remparts au totalitarisme marchand.
Éradiquez les nations et vous supprimez l’essentiel des entraves au libre-échange.
Éradiquez la famille et son idée, et vous rendez marchand tout ce qui relevait de l’amour et des solidarités familiales.
Tout s’achète sauf certaines choses… pourtant ces choses représentent des marchés colossaux.

Vous savez combien les grands-parents qui gardent leurs petits-enfants font perdre en milliards de service d’aide à la personne ?
« Suralimentation et tabagisme »
Si l’on en croit cet article brillant de BFM TV donc, les pépés et mémés de France ne sont qu’un ramassis de fumeurs obèses méprisables et sans doute en plus sans-dents !
Ainsi donc, les « grands-parents favoriseraient notamment la prise de poids des petits, en raison d’une suralimentation et d’un manque d’activité physique. Ils tendent par exemple à récompenser ou à exprimer leur amour à leurs petits-enfants en leur offrant des friandises de façon régulière »…
Mon dieu… Des scientifiques sérieux qui ont été payés par on ne sait trop qui viennent de se rendre compte que « Mamie Gâteau » faisait des gâteaux à ses petits-enfants le mercredi… ou le samedi ! Mais c’est totalement inouï une telle découverte.
On ne peut pas laisser des grands-parents faire un gâteau… Pire, imaginez-vous les dégâts occasionnés par ce rôti de bœuf dominical et son jus… Son jus avec du beurre et un peu d’échalote… Mmmmh quel délice, et ses petites pommes de terre sautées dans la graisse d’oie avec un poil d’ail et de persil… Mmmmmh ! Non ! On ne peut pas laisser les pépés et mémés de France faire ce genre de choses. Le dimanche, c’est tellement mieux chez Ronald McDonald.
En plus, et c’est une circonstance terriblement aggravante, les grands-parents ne font pas assez de sport avec les petits enfants… Voyons voir, ce n’est pas parce que vous avez 80 ans que vous ne devez pas emmener vos petits-enfants faire un footing de 20 kilomètres… Soyons sérieux…
Ce n’est évidemment pas aux grands-parents de surveiller le régime alimentaire des petits-enfants ou de faire du sport ! L’apanage des anciens c’est d’avoir justement une relation différente avec les plus jeunes et qui est beaucoup plus une notion de relation sans l’enjeu de l’éducation du quotidien qui est le rôle qui incombe aux parents, car, là encore, n’en déplaise aux bien-pensants, à chacun son rôle.
En plus les vieux… fument !
« L’étude fait également état du tabagisme passif subi par les enfants lorsqu’ils se retrouvent avec leurs grands-parents qui fument à la maison et qui, en plus d’exposer les petits à la fumée, leur donnent un mauvais exemple. Le tabagisme, la mauvaise alimentation, l’excès de poids et le manque d’activité physique favorisés inconsciemment par les grands-parents augmenteraient ainsi le risque de cancer pour leurs descendants »…
Ouaaah… N’en jetez plus, la coupe est pleine !!
Bon, sauf que j’ai quand même des gros doutes, parce que des vieux qui fument vraiment, je n’en connais pas beaucoup. Des vieux morts qui fumaient oui, mais des vieux vivants qui fument comme des pompiers c’est rare vu qu’on a une fâcheuse tendance à mourir jeune et prématurément quand on fume… C’est tellement vrai que l’on vous l’écrit sur les paquets de cigarettes !
Bref, cet article est un tissu d’insanités hallucinantes à l’égard de nos anciens, ou de nos jeunes et vieux seniors, qui, loin d’être parfaits, ne sont certainement pas plus imparfaits que les générations suivantes !
Posez-vous surtout la question pourquoi ?
Pourquoi vouloir à ce point détruire l’image tellement belle qu’une grand-mère ou un grand-père peut avoir dans l’esprit des plus jeunes ? Pourquoi ? Car c’est bien l’objectif qui est poursuivi.
Pourtant, il faudra défendre coûte que coûte l’importance de la tendresse et de l’amour donnés par les aînés aux plus jeunes, car le lien entre grands-parents et petits-enfants est certainement l’un des plus importants et des plus constructeurs qui soit. Il n’y a rien de plus beau et de plus gratuit que l’amour. C’est cela qu’il faut défendre. Il suffit de ne pas accepter toutes ces inepties et les dénoncer comme telles quand elles se présentent ou que l’on vous le dit !!
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !
Charles SANNAT pour Insolentiae

jeudi 16 novembre 2017

Pierre Jovanovic est l’invité d’Olivier Pichon. 90 minutes de « politiquement et économiquement incorrect » .(tvlibertes)




1 La fausse monnaie finit toujours par provoquer des catastrophes, dictatures et guerres.
– A la FED un petit nouveau : James Powell venu de Bankers trust.
– Sa politique : surtout ne rien faire, la hausse des taux n’est pas à l’ordre du jour.
– Blythe Masters et la banque des cow-boys. (Bankers Trust)
– Quand la fortune des clients intéresse la Bankers Trust, aux USA, en France c’est la Société Générale qui capte les fortunes en déshérence.
– CIA et banques des accointances fortes.
– Quand la Belgique emprunte à trois mois.
– Mondialisation de la planche à billets.
– Les effets de la facilité monétaire : les boutiques vides, les rues des centres villes désertées, les maisons invendables.
– Censure sur Facebook et Twitter : le poison mortel de l’économie mondiale ne doit pas être révélé.
– Les grands mythes sur la monnaie, Faust, Goethe, Dante et…Jacques Rueff.
– Draghi et la BCE condamnés à continuer les facilités monétaires, prisonniers de la drogue dénommée QE.
– Une politique criminelle, Dante met en enfer un roi fabricant de fausse monnaie.
– Les intérêts de la dette payés par les Français vont aux banques étrangères.
– Les Français vont devoir faire comme les Grecs se défendre pied à pied !
2. La Fausse monnaie une maladie contagieuse.
– Et maintenant l’Arabie Saoudite et l’Algérie !
– Précédents yougoslave, vénézuélien, zimbabwéen.
– 214 milliards de Riyals saoudiens injectés dans l’économie saoudienne et à l’extérieur(les dames de Marbella en savent quelque chose !) .
– « Sans la planche à billet vos traitements ne seront pas payés » le chef du gouvernement algérien aux fonctionnaires.
– La baisse du prix du pétrole en question plus les dettes algériennes au FMI.
– Risque de révolution consécutif en Algérie., la planche à billet conduit aux révolutions et à la dictature.
– De quelques analogies avec la révolution française, la faillite de 1797, le redressement bonapartiste et son ministre des finances Martin Gaudin.
– Quelques exemples des villes de provinces visitées les effets délétères de la dépression économique : Besançon. Les vitrines « Potemkine ».
– L’opinion connaît désormais la responsabilité des banquiers !
3. Qui va payer, sanctions judiciaires ou sanctions par le marché ?
– La plus vieille banque italienne en faillite !
– Carrige, ancien mont de piété, fermetures et licenciements.
– Le Crédit Agricole rachète trois autres banques italiennes pour une bouchée de pain.
– Produits toxiques dans les comptes de banques.
– Quelle probabilité de hausse des taux ?
– En 10 ans 25 % des banques européennes ont fait faillite, source BCE !
– Le mythe de la reprise économique, la bourse dopée par la fausse monnaie.
– Les retards de paiement se multiplient entre les entreprises, un signe inquiétant.
– Le modèle suisse menacé ,la BNS contrainte d’acheter des actions Apple au lieu de financer l’économie nationale.
– Et pour finir : « Picsou magazine » la liste des condamnations des banques pour malversations, délits d’initiés et autres turpitudes.
– « Mort aux pauvres ! » selon un rapport c’est sur les frais d’incident de compte des petits comptes que les banques gagnent le plus !
– Et « Paradise papers » une arnaque pour faire mousser la presse !