vendredi 20 avril 2018

Politique&Eco n° 166 avec Pierre Hillard : La carte et le territoire, Atlas du mondialisme (tvlibertes)

Point de vue



1. En parcourant l’espace et le temps.
  • Qui dira le bonheur d’une carte ?
  • Le titre mondialisme et non mondialisation : explications de Pierre Hillard.
  • Comprendre la philosophie politique des grands dirigeants de ce monde (politiques banquiers groupes de pression).
  • L’exemple de l’Amérique, elle aussi subit des regroupements territoriaux.
  • Les mêmes forces mondialistes à l’œuvre des deux côtés de l’Atlantique.
  • Le curieux modèle Chinois des grandes cités.
  • Nixon, Carter, Clinton, Bush, Obama, de grands « mondialisateurs ».
  • Les milieux israélites et anglo-saxons concepteurs des plans de gouvernance mondiale.
  • Bismarck et la conception Allemande différente de celle de Guillaume II.
  • Les visées Allemandes sur l’empire ottoman.
  • Le fameux Bagdad Bahn et les inquiétudes anglaises sur le pétrole.
  • Herzl et la naissance du sionisme, un instrument britannique.
  • La France dindon de la farce.
2. Des le XIX° siècle, l’idée mondialiste se précise.
  • Le paysan Français en 1914 soldat de l’empire britannique.
  • Le pétrole et la Royal Navy.
  • Les accords Sykes –Picot et la déclaration Balfour
  • Entre la vision tribale et la vision jacobine l’ancien régime monarchique représentait un équilibre.
  • La république universelle d’Anacharsis Cloots.
  • Une France des départements au carré, en attendant l’Europe des régions au carré.
  • Les romans annonciateurs : AG Wells, A. Huxley, Philippe Dru …
  • Le nouvel ordre actuel en gestation dès le début du XX° siècle.
  • Les deux globalismes américains Clinton versus Trump, conservation par celui-ci de la « manifest destiny ».
  • L’Europe des régions ignorée des français, ceux-ci sont hors course.
  • La coopération transfrontalière, moyen de la dissolution des frontières, exemple Alsace Pays de Bade.
  • Une « démolition contrôlée » le rôle des fonds structurels pour acheter les hommes et les territoires.
  • Raffarin autorise le premier contact direct entre l’Alsace et Bruxelles, exit l’état français.
  • Brexit, Višegrad, Italie Autriche, Allemagne, l’Europe aura-t-elle les moyens financiers de cette démolition contrôlée ?
  • Un projet babélien qui passera alors par le chaos. Cf. AG Wells « La Destruction libératrice ».
  • Esotérisme du discours des mondialismes, le cas de Christine Lagarde et du discours sur le chiffre 7, les origines du 007 John DEE l’espion d’Elisabeth 1ere (repris par Flemming).
  • La refonte du Proche-Orient, la route de la soie et celle du …pétrole.
  • L’Eurasie une menace pour le monde anglo-saxon.
  • Poutine et l’union de Lisbonne à Vladivostok ;
  • L’Ukraine levier pour empêcher cette alliance.
  • La rivalité des factions oligarchiques. La clef pourrait être en Allemagne.
3. L’oligarchie mondialiste dans ses pompes et ses œuvres.
  • La refonte du Moyen-Orient ;
  • Pétrole contre Yuan, une révolution.
  • Des monnaies de réserves à la monnaie mondiale, Phoenix et Bancor.
  • La dette américaine et l’achat par la Chine des bons du trésor US, une épée de Damoclès.
  • Trump comme bouc émissaire d’un krach mondial ?
  • Le monde musulman et sa haine de l’occident, les raisons.
  • L’axe chiite et le gaz en méditerranée orientale, le difficile partage des intérêts.
  • Les temps sont murs (l’en tête du livre) … pour une guerre ?
  • CH 7 les israélites et les anglo-saxons, une histoire intellectuelle de l’unification mondialiste.
  • Le sionisme éléments de réflexions sur les juifs antisionistes.
  • Les grandes figures du judaïsme européen, Jacob Franck et son influence sur l’Autriche et la Russie.
  • Un héritier : Raspoutine mysticisme et débauche.
Conclusion : Emmanuel Macron donné comme le futur prix Charlemagne pour ses mérites pro européens.

Augmenter les loyers, privatiser les HLM : Macron va-t-il aussi exaucer les vœux des gros propriétaires immobiliers ? (basta

PAR 


Emmanuel Macron prétend incarner une politique résolument moderne. Pourtant, les réformes économiques et sociales que le gouvernement mène au pas de charge, sont à bien des égards issues de « l’ancien monde ». C’est ce que décrypte l’ouvrage collectif « L’imposture Macron » coordonné par l’association Attac et la fondation Copernic et publié ce 18 avril par les éditions Les liens qui libèrent. Dans le domaine du logement, comme dans les autres, le pouvoir actuel favorise les plus riches, sur le dos des moins fortunés. C’est le fonctionnement régulier du marché immobilier, et non sa pseudo-crise, qui génère des pénuries et les galères qui vont avec, en même temps que d’incroyables profits. Extraits.
En France, 896 000 personnes sont privées de logement personnel. Plus de 60 000 ménages prioritaires selon la loi « Droit au logement opposable » (Dalo) ne sont pas relogés. 100 000 individus vivent en camping ou mobil-home, expulsables sans préavis, soumis pour l’eau et l’électricité à des tarifs d’usuriers [1]. Notre pays compte 143 000 SDF qui vivent dans des cartons, des cages d’escalier, des entrées de parking ou dans le métro. Entre 2012 et 2016, 13 371 sans-logis sont morts dans la rue, invisibles, anonymes. Pas d’éditions spéciales de journaux télévisés. Aucune minute de silence. En centres d’hébergement, l’hiver dernier, 55 % des demandes n’ont pas abouti et 63 % l’été. À Paris, moins de 10 % des appels au 115 reçoivent une solution.

Se plaindre de la « crise » du logement n’a pas de sens, c’est le fonctionnement régulier du marché immobilier

Pourtant, les locaux et logements vides abondent. En 2011, l’INSEE dénombrait, 2,4 millions de logements ou locaux vacants en France, dont 500 000 rien qu’à Paris, Lyon, Marseille, Nice, Toulouse, Lille, Montpellier. Les deux tiers de ces habitations appartiennent à des personnes morales et un tiers à des particuliers. Avec un tel volume, difficile d’imaginer qu’un programme, même limité, de réquisitions ne puisse pas accueillir les 143 000 sans-abri et 60 000 « Dalo ». Se plaindre de la « crise » du logement n’a pas de sens. C’est le fonctionnement régulier du marché immobilier, et non sa pseudo-crise, qui génère des pénuries et les galères qui vont avec, en même temps que d’incroyables sur-profits.
De 1978 à 2009, le total des profits liés aux activités immobilières a été multiplié par 3,5 [2]. Alors que le PIB progressait de 14 %, la masse des profits de 17 %, les profits immobiliers engrangés par les entreprises ont gagné 90 % [3]. Énormément d’argent donc, amassé sur le dos des locataires et par spéculation, en laissant les plus fragilisés à la rue. Aujourd’hui, 4,2 millions de personnes consacrent plus de 40 % de leurs revenus pour se loger.

L’appel d’Emmanuel Macron aux propriétaires n’a « rien provoqué »

En 2017, pour l’hébergement d’urgence, le gouvernement a débloqué 212 millions d’euros. Peanuts : la somme ne couvre même pas les dépenses réellement consommées en 2016, et la dotation prévue pour 2018 est inférieure de plus de 40 millions à celle de 2017. Le secteur du logement semble avant tout pour Édouard Philippe, un filon pour effectuer des économies budgétaires. Et même pire. Au 1er octobre, les APL (dont bénéficient 6 millions de personnes en France) ont été réduites de 5 euros, soi- disant pour freiner la dégradation du budget de l’État. Mais la suppression de l’ISF a fait gagner à Bernard Arnault une fois et demi le montant des économies réalisées par cette baisse de 5 euros !
Cynisme rare, Emmanuel Macron appela les propriétaires à baisser leurs loyers de cinq euros, pour aider les locataires aux APL réduites. Selon le directeur du réseau d’agences immobilières ERA Immobilier, cet appel n’a « rien provoqué, le gouvernement ne fait pas entrer cette mesure dans la loi, les propriétaires n’ont donc aucune obligation ». Idem à l’Union nationale des propriétaires immobiliers. Le président de la chambre de Bordeaux indique qu’aucun propriétaire n’a bougé : « Ça m’aurait fait rire, les propriétaires n’ont aucune raison de faire cela »  [4] Ces 5 euros en moins, précisa le gouvernement, face au tollé provoqué, ne concerneront pas les bénéficiaires des APL logés en HLM. 

La privatisation du secteur public du logement déjà amorcée va ainsi s’accélérer au grand bonheur des « investisseurs »

Certes, mais un tiers seulement des bénéficiaires des aides au logement sont dans le parc public. Par ailleurs, le gouvernement, tordant le bras aux organismes HLM, leur a imposé de compenser cette baisse par une diminution équivalente de loyer. Résultat final : une perte de budget d’environ 1,5 milliard d’euros pour les organismes HLM. Ce qui aura des répercussions négatives sur les locataires. Car s’amoindrira immanquablement l’investissement des bailleurs sociaux pour construire de nouveaux logements très sociaux, et rénover ou entretenir les anciens, qui en ont fort besoin.
La politique gouvernementale est simple. Elle parie que le manque à gagner forcera les bailleurs sociaux à vendre plus de logements. Les organismes HLM en vendent environ 8000 par an. Le gouvernement les encourage à en rétrocéder entre 20 000 et 40 000 au privé. La privatisation du secteur public du logement déjà amorcée va ainsi s’accélérer au grand bonheur des « investisseurs ». Et puis, les prix pour se loger baisseront, assure Edouard Philippe, grâce au « choc de l’offre » qu’il va produire, et qui relancera comme jamais la construction. Sauf que cela ne fonctionnera pas. Même en triplant la construction, la production de logements neufs dépassera à peine 1 % à 2 % du stock de logements, ce qui reste très insuffisant pour peser sur le marché et les loyers. Historiquement, d’ailleurs, les pics de production de logements (plus de 400 000 en 2006, 2012 et 2017) n’ont jamais fait diminuer les loyers.
Last but not least, l’avant-projet de la loi sur le logement (prévue au printemps 2018) prévoit, pour tous les locataires de meublés, la création d’un « bail mobilité », d’une durée d’un à dix mois, révocable ensuite [5]. Les associations de locataires craignent évidemment une généralisation de ce bail, ajoutant de la précarité à la situation des locataires. L’Union nationale de la propriété immobilière, quant à elle, se frotte les mains, puisqu’elle plaide pour ce type de bail depuis longtemps.
Coordination de L’imposture Macron : Jean-Marie Harribey, Pierre Khalfa, Aurélie Trouvé.
Photo : Jeudi 8 mars, ouverture d’un nouveau lieu pour les personnes à la rue, à Nantes. Il s’agit d’une ancienne maison de retraite publique, équipée et fonctionnelle, vide depuis des mois / CC ValK
L’imposture Macron, Un business model au service des puissants, 192 p, 10 € (voir ici)

Notes

[1Voir C. David et P. Lacoste, « Habiter dans un camping. Pratiques et abus en France », Cité Gouvernance Territoires, 2012.
[2En monnaie constante (hors inflation donc)
[3Voir l’étude de P. Concialdi in C. Le Strat, J-B. Eyraud, W. Pelletier (coord.), En finir d’urgence avec le logement cher, chap.6, Notes de la
Fondation Copernic, Paris, Syllepse, 2013.
[4Huffington Post, 14 octobre 2017.
[5Le bail de droit commun est jusque maintenant d’une durée minimum de trois ans si le propriétaire est un particulier.

jeudi 19 avril 2018

Ferenc Almássy : Orbán a montré que la crise migratoire n’est pas une fatalité (tvliertes)

Viktor Orbán, l’une des bêtes noires de Bruxelles, vient d’être réélu pour un troisième mandat consécutif à la tête de la Hongrie. Avec, de nouveau, la super-majorité des 2/3 pour son parti le Fidesz, ce qui lui donne le droit de modifier la Constitution seul.
Cette victoire, menée au terme d’une campagne très rude et d’une focalisation du débat public sur la thématique migratoire et sur les agents d’influence de la société civile (réseaux Soros), a des échos qui vont au-delà des frontières de la Hongrie. Depuis plusieurs années, Orbán est devenu un modèle pour des responsables politiques comme Matteo Salvini (Italie) ou le gouvernement autrichien, et constitue la locomotive politique du groupe de Visegrád qui regroupe la Pologne, la Tchéquie, la Slovaquie et la Hongrie.
Qui est Viktor Orbán ? Comment ce jeune démocrate libéral anti-communiste et proche de George Soros dans les années 1980 a-t-il basculé dans l’illibéralisme et la dénonciation des réseaux Soros ? Comment a-t-il construit sa victoire sans pâtir de l’usure du pouvoir ? Comment ce brillant stratège politique est-il parvenu à dompter ses opposants et les enfermer dans le camp des partisans de l’immigration ?
Pour décrypter ces événements en échappant aux caricatures des médias mainstream occidentaux, Ferenc Almássy – rédacteur en chef du Visegrád Post www.visegradpost.com – a accordé un long entretien à TV Libertés, sur les rives du Danube.

Zoom – Michel Geoffroy : la Super Classe Mondiale contre les peuples (tvlibertes)

Enarque et contributeur de la Fondation Polémia, Michel Geoffroy publie un réquisitoire contre la Super Classe Mondiale dont le représentant en France est bel et bien Emmanuel Macron. L’oligarchie veut imposer le chaos, notamment migratoire, mais l’auteur prévient :”Contre toute attente, l’oligarchie va échouer”. Revigorant !


mardi 17 avril 2018

« L’hallucinante proposition de loi qui supprime le droit de grève ! » L’édito de Charles SANNAT…(via les moutons enragés)

Nos aînés se sont battu pour obtenir les droits que nous avions tous jusqu’à présent (oui ! avions). Les générations suivantes, avec l’argent facile des crédits, suivit par les impôts et taxes, crevant de peur de perdre leur emploi plus précaire que jamais, se recroquevillent dans leurs petits acquits, en voie de disparaître. Et au train où vont les choses, avec le banquier élyséen, gravure de mode incompétente et, imbue de sa personne, tout acquit à la finance et en aucun cas à la France, grisé par le « pouvoir », qui ne nous veut aucun bien. Si personne ne bouge, c’est la dictature (dure) assurée et l’esclavage. Il y a 50 ans, c’est l’unité de tous qui a fait plier le gouverne-ment et, la situation était autrement moins critique qu’aujourd’hui. Pas encore de dette impayable, pas encore d’interdits à la chaîne, ni d’esclavage en vue . A vouloir préserver le minimum, il y a le risque de tout perdre. UNITÉ ! un mot qui doit reprendre tout son sens au delà des corporations. Faites vos jeux, rien ne va plus… Partagez si ça vous inspire, ou ne venez pas bêler après coup. RÉVOLUTION !
Oui, je pense que la grève de la CGT est insupportable, corporatiste, purement intéressée et bien loin de ce que j’appelle la défense du bien commun.
Oui la CGT pourrait plutôt faire rouler les trains gratuitement et taper dans le portefeuille de la SNCF plutôt que sur les nerfs des « usagers », terminologie post-communiste pour éviter de parler de « clients » ayant aussi droit à un minimum de « services »… Notamment pour celles et ceux qui ne disposent pas de la sécurité de l’emploi de pouvoir aller bosser pour ne pas perdre le leur !!
Oui les grèves sont très pénibles, vous pouvez même y être opposés farouchement, mais le droit de grève fait partie intégrante des libertés.
Nous ne pouvons pas parler de liberté si l’on retire progressivement la liberté de parole, et c’est exactement ce qu’il se passe avec un politiquement correct aussi stupide qu’étouffant pour la pensée.
On peut encore moins parler de liberté si en plus des restrictions de paroles autorisées, on restreint le droit syndical alors qu’au même moment et dans un silence de plomb, une loi sur la « protection des affaires » a été passée en catimini et protège très bien voire trop bien les « secrets » des entreprises.
Entre ce que l’on ne peut plus dire parce que non autorisé, ce que l’on ne peut plus désormais dévoiler, et le fait que le droit de grève est lui aussi attaqué, vous devez comprendre et voir ce terrible tableau d’ensemble qui se dessine sous vos yeux.
Il n’y a plus de liberté en France. Nous sommes officiellement rentrés en dictature molle.
Voici le nouveau projet de loi sur le droit de grève. Vous avez, comme à chaque fois, le lien tout à la fin vers le site très officiel de… l’Assemblée nationale !
Je vous ai fait une sélection des meilleurs « moments » !
Article 1er
L’article L. 2511-1 du code du travail est ainsi rédigé :
« Art. L. 2511-1. – L’exercice du droit de grève ne peut porter que sur les conditions de travail définies dans les protocoles d’accord, conventions d’entreprise ou de branche.
« Toute participation à une grève politique est constitutive d’une faute lourde justifiant le licenciement.
« L’exercice du droit de grève ne peut donner lieu à aucune mesure discriminatoire telle que mentionnée à l’article L. 1132-2, notamment en matière de rémunérations et d’avantages sociaux. ».
Article 2
Le chapitre Ier du titre Ier du livre V de la deuxième partie du même code est complété par un article L. 2511-2 ainsi rédigé :
« Art. L. 2511-2. – L’exercice du droit de grève est précédé d’un préavis.
« Le préavis émane d’une organisation syndicale représentative au niveau national, dans la catégorie professionnelle ou dans l’entreprise, l’organisme ou le service intéressé. Il précise les motifs du recours à la grève.
« Le préavis doit parvenir dix jours francs avant le déclenchement de la grève à l’employeur. Il mentionne le champ géographique et l’heure du début ainsi que la durée limitée ou non, de la grève envisagée.
« Pendant la durée du préavis les parties sont tenues de négocier.
« Dès le dépôt du préavis de la grève, l’employeur décide d’une consultation ouverte aux salariés concernés par les motifs figurant dans le préavis, et portant sur l’opportunité de la grève.
« Les conditions du vote sont définies, par l’employeur, dans les vingt-quatre heures qui suivent le dépôt du préavis. La consultation est assurée dans des conditions garantissant le secret du vote. Son résultat n’affecte pas l’exercice du droit de grève.
« Pour être légale, la grève doit être votée par un scrutin organisé à bulletin secret et sous réserve que 50 % au moins des salariés de l’entreprise s’y déclarent favorables.
« L’employeur en informe l’inspecteur du travail. ».
Voilà donc pour l’essentiel. Résumons. Je n’ai pas le droit de me mettre en grève par « solidarité », cela serait une grève politique donc passible de licenciement pour faute lourde donc sans droit aux indemnités chômage… C’est en effet dissuasif. Je ne peux plus faire grève que pour « moi-même, par rapport à mon entreprise ou éventuellement à ma branche » !
Ensuite, durant la durée de préavis de grève, la négociation est obligatoire, et surtout un vote auprès des salariés, et la grève, pour être « légale », doit être votée par au moins 50 % des salariés… Il est bien dit que le résultat n’affecte pas le droit de grève… Pourtant, à moins de 50 %, la grève n’est pas légale, il y a là une terrible erreur du législateur car au sens strict, un tel projet de loi implique la possibilité de considérer comme illégale toute grève n’étant pas votée par 50 % du personnel au moins qui y serait favorable.
On peut réfléchir au droit de grève !
Loin de moi l’idée qu’il n’y ait pas de réflexion sur le droit de grève. J’y suis pleinement favorable et je considère que le droit de grève n’est pas le droit d’emmerder le reste du pays, bien qu’il faille aussi reconnaître qu’une grève qui n’emmerde personne est une grève par nature qui n’a aucun sens ni aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit.
La grève est un outil dans l’instauration d’un rapport de force. Ce rapport de force est démocratiquement fondamental pour instaurer de véritables contre-pouvoirs, et les contre-pouvoirs sont les seuls outils permettant d’éviter le cumul des pouvoirs dans trop peu de mains. Et quand le pouvoir est concentré en un palais, nous ne sommes plus une démocratie mais une dictature.
Si l’on veut réformer le droit de grève, alors cela concerne l’ensemble du peuple de France. Nous devons avoir un grand débat national suivi d’un référendum.
Le droit de grève est un pilier essentiel de nos libertés, il ne peut être modifié en catimini par quelques députés, forts mal élus et peu représentatifs, et voté en cachette par quelques présents dans un hémicycle vide à 4 heures du matin, par une nuit de pleine lune.
« Liberté, Egalité et Fraternité » n’est plus qu’une devise gravée sur nos frontons qui n’a plus aucune réalité.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !
Charles SANNAT pour Insolentiae

SNCF : D'OÙ VIENT (VRAIMENT) LA DETTE ? (le fil d'actu)