dimanche 27 mai 2012

Albert Jacquard : l'autre

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Extrait vidéo : La vie, L'autre
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vendredi 25 mai 2012





Danger !

Austérité médiatique, austérité démocratique

Par Ivan du Roy (23 mai 2012)
Là, une loi qui restreint le droit de manifester. Ici, des menaces de fermeture de médias dissidents. En France, un vote en ligne dont l’intégrité n’est plus garantie. Ignorant ces atteintes aux libertés fondamentales, la plupart des médias traditionnels reprennent leur ronronnement uniforme. Restent les médias libres.

Lire l'article sur http://www.bastamag.net/article2405.html

mercredi 23 mai 2012

ILLUSION LIBERALE

Posté par 2ccr le 23 mai 2012 - Cet article a été publié le Mercredi 23 mai 2012 à 15:12 sur Conscience Citoyenne Responsable
ILLUSION LIBERALE  tete-poids-300x225Pour combattre le chômage, la stratégie des libéraux lorsqu’ils sont au pouvoir consiste à rendre inconfortable et précaire la vie de ceux qui reçoivent une allocation chômage. La philosophie qu’ils défendent conçoit le contrat social par une formule toute simple : « Les riches seraient plus entreprenants s’ils payaient moins d’impôts et les pauvres seraient plus travailleurs s’ils recevaient moins d’aides ». Ils oublient de préciser qu’eux mêmes reçoivent des subventions de l’Etat, et que lorsqu’ils éprouvent des difficultés dans leurs affaires, ils trouvent normal que l’état socialise les pertes et privatise les bénéfices.
Évidement, dans tous les cas, les plus riches passent sous silence la façon dont ils sont devenus riches, et comment s’est construite leur fortune. Balzac disait « derrière chaque fortune il y a un crime », mais plus pragmatiquement à la base de toute fortune, il y a l’exploitation des travailleurs et la confiscation des fruits de leur labeur sous quelque formes que se soit ! Mais de cela on ne parle jamais, on préfère laisser croire aux citoyens que les riches le sont devenus grâce à leur seul mérite. On enracine la légende comme quoi ils se sont faits tout seul !
Les libéraux plaident pour que l’Etat cesse de « secourir » les plus pauvres sous prétexte que « l’assistanat » rend les gens paresseux, et qu’au final ils n’ont plus la volonté de s’en sortir. Mais quand des gens perdent leur emploi, lorsqu’ils se blessent ou tombent malades, ce n’est pas dû à leur paresse. Lorsque des mauvaises décisions sont prises par des responsables politiques, ce n’est pas dû à leur paresse. Et lorsque, pour faire plus de profits, des entreprises délocalisent c’est simplement parce que le système capitaliste détruit tout ce qui l’empêche de faire plus d’argent. Les individus ne sont que des variables d’ajustement !
On ne peut pas continuer à dire que si les gens sont pauvres c’est qu’ils sont paresseux. Non la pauvreté n’est pas une fatalité, c’est le résultat d’une politique ! On ne peut pas dire que si les politiques gouvernementales ne fonctionnent pas c’est la faute de la population qui ne travaille pas assez : non, là encore ce sont de mauvais choix politiques qui privilégient le capital au travail. Pour aider les pauvres il faudrait donc les abandonner à leur sort, pour qu’enfin ils réagissent et retrouvent une vie normale.
Qu’est ce qu’une vie normale pour un travailleur d’après les critères d’un riche libéral ? Et bien, c’est quelqu’un qui se satisfait du salaire que lui donne son patron, qui n’hésite pas à travailler plus pour toucher…pareil, qui dénigre et jalouse celui qui ose se battre pour défendre ses droits, et qui trouve que comparativement à son salaire le rmiste est trop payé ! Et qui le soir doit être suffisamment fatigué pour ne plus penser à rien et ingurgiter les programmes télé que l’on a concoctés pour lui.
Les libéraux dénoncent sans cesse le laxisme de l’Etat providence accusé de faire du social, mais ils ne disent jamais que les banques privées ont été sauvées en 2009 grâce à l’injection massive d’argent public. Ils ne parlent jamais de toutes les réformes fiscales visant les seuls bénéfices des plus riches. Ils passent sous silence que le grand patronat français s’est gavé de commandes et de marchés publics. Ils oublient de comparer les 9 milliards du RSA aux 172 milliards de niches fiscales annuelles dont bénéficient les grosses entreprises. Il ne leur est jamais venu à l’idée de comparer le trou de la sécurité sociale avec les fortunes personnelles de messieurs Dassault, Pinault, Bouygues ou Bettencourt. Et seulement avec les 40 milliards de fraudes fiscales qui disparaissent chaque année dans les paradis fiscaux au lieu d’être réinvestis dans l’économie française, et bien nous pourrions par exemple embaucher gratuitement un million de fonctionnaires !
« Le capitalisme, c’est la croyance stupéfiante selon laquelle les pires des hommes vont faire les pires choses pour le plus grand bien de tout le monde »…J.M.KEYNES

mardi 22 mai 2012

Indécrottables éditocrates !!!

Les éditocrates conseillent François Hollande : « Devenez impopulaire ! »

par Mathias Reymond, Olivier Poche, le 21 mai 2012



Le 6 mai 2012, François Hollande est élu Président de la République française. L’enthousiasme dans la presse est quasi unanime et dès le lendemain, les prescripteurs d’opinion habituels, désormais communément appelés éditocrates, s’empressent de lui assurer leur soutien... Ou plutôt de le guider sur la voie de la repentance avec un seul leitmotiv : « surtout, Monsieur le Président, gouvernez à droite ! » Miracle d’une liberté d’opinion individuelle que personne ne songe à contester : la liberté d’opinion éditocratique se traduit par une troublante convergence.
Au lendemain de ...lire la suite sur

http://www.acrimed.org/article3828.html


lundi 21 mai 2012

Call-centers : la précarité au bout du fil (article Bastamag.ne)t

Conditions de travail

Call-centers : la précarité au bout du fil

Par Ludo Simbille (21 mai 2012)
Cadences infernales, stress, flicage, objectifs de vente insensés : les pratiques managériales dans les centres d’appels induisent mal-être, souffrances, voire maladies parmi les salariés. Des dizaines de téléopérateurs du monde entier sont venus échanger sur leurs conditions de travail lors d’un « colloque international des centres d’appels » organisé à Saint-Denis début avril. L’occasion de dresser le tableau d’un secteur qui sert de laboratoire à l’oppression managériale.


http://www.bastamag.net/article2302.html

Vient de paraître : Tara la guérisseuse

dimanche 20 mai 2012

"Trop de ministres selon l'UMP" dessin MediaBeNews

Actualité,Faits et Analyses par Luc Torreele
Arrêtons de nous raconter des histoires. Jamais l’histoire de l’Europe, sous nos yeux, n’a été aussi près de tourner au cauchemar. Les dirigeants du G8, Obama, Merkel, Hollande et Van Rompuy, doivent renoncer aux arguties et aux demimesures. Car deux faits sont patents, qui déterminent tous les autres. 1. Il faut arrêter de demander aux Grecs de fournir des efforts, renoncer à l’idée de leur infliger une nouvelle cure d’austérité. Ce pays ne peut plus le supporter, sa population est aux abois et un parti néonazi est déjà dans l’enceinte démocratique. Il faut leur donner de l’oxygène, pas les étouffer. Pour eux, mais aussi pour nous. 2. Le temps presse. Les équilibres sont déjà fragiles mais si les « runs on the bank » grecs et espagnols sont réels et s’amplifient, il n’y aura personne capable de contenir ce tsunami et cette panique qui feront s’effondrer le système financier européen comme un château de cartes. L’Allemagne et la Banque centrale européenne doivent arrêter de s’accrocher à l’inflation basse. La nourrir en injectant réellement cette fois des liquidités dans le système serait le moindre des maux, puisque nous en sommes à devoir choisir entre la peste et le choléra. Et vite.

vendredi 4 mai 2012

mercredi 2 mai 2012

Le code du travail en sursis ?


Le code du travail en sursis ?  sur Le Monde.fr
Fondation Copernic | 02.05.2012 à 10h18 Par Louis-Marie Barnier, Guillaume Etievant, Laurent Garrouste, pour la Fondation Copernic
Les salariés peuvent être soulagés : les négociations sur les accords compétitivité-emploi initiées en début d'année n'ont pas abouti avant les élections, contrairement à ce qu'espéraient Nicolas Sarkozy et le Medef. Les discussions se poursuivront le 16 mai alors que le patronat souhaitait conclure un accord lors de la quatrième réunion de négociation le 13 avril. Le code du travail a donc encore au moins quelques semaines de sursis devant lui. S'ils étaient mis en place, les accords compétitivité-emploi, rebaptisés depuis peu "accords de sauvegarde de l'activité et de l'emploi", autoriseraient les organisations syndicales et patronales à signer des accords d'entreprise dérogeant au code du travail, notamment sur la question du temps de travail et des salaires, et n'ayant plus besoin d'un avenant au contrat de travail signé par les salariés pour être valides. Concrètement, les salarié-es pourraient par exemple se voir imposer une baisse de leur salaire sans leur accord. Le projet servant de base aux négociations est très clair : "Le refus du salarié d'accepter de se voir appliquer les dispositions de l'accord entraîne son licenciement sui generis : le licenciement intervenant dans ces conditions est réputé reposer sur une cause réelle et sérieuse et ne pas avoir de nature économique." Le but du patronat est ainsi d'éviter que le refus des salariés se transforme en licenciement économique. En effet, aujourd'hui, s'il y a plus de dix licenciements économiques dans une entreprise de plus de cinquante salariés, elle est obligée de mettre en place un plan social, avec toutes les dépenses et la mauvaise image que cela induit.
Ces accords compétitivité-emploi sont censés être mis en place pour sauver des sites traversant des difficultés économiques. Les salariés accepteraient des sacrifices en échange d'un maintien de leur emploi. Problème : dans le projet servant de base aux négociations, il n'y a absolument aucun engagement concernant le maintien de l'emploi. Et seuls les salariés feraient des sacrifices : aucune disposition dans ces accords ne prévoit de supprimer ou de réduire la distribution de dividendes aux actionnaires ou de bonus aux dirigeants. Par le passé, des accords de ce type (mais qui nécessitaient l'accord des salariés) ont déjà été mis en place. En 2007, les salariés de Continental à Clairoix, par exemple, avaient accepté d'augmenter leur temps de travail de 35 à 40 heures pour sauver leur site. Deux ans après, leur direction le fermait.
Les accords compétitivité-emplois n'ont en fait qu'un seul but pour le patronat : flexibiliser encore plus le travail et se débarrasser du code du travail. En France, le code du travail est une protection qui permet de limiter la subordination du salarié vis-à-vis de l'employeur. Il a de tout temps été attaqué par le patronat, car il l'empêche de fixer les salaires, le temps de travail, les conditions de travail comme il le souhaite. Permettre aux accords d'entreprises de déroger au code du travail et de s'imposer au contrat de travail, c'est faire disparaitre cette protection. La rupture initiée lors des décennies précédentes dans ce qu'on appelle la hiérarchie des normes avait déjà été accentuée par la loi du 4 mai 2004, qui permet aux accords d'entreprises de déroger aux accords de branches même lorsque ces derniers sont plus favorables aux salariés. La nouvelle étape que souhaite franchir le patronat vers la démolition du droit du travail trouve malheureusement beaucoup d'alliés. Face à cette offensive, le mouvement syndical apparaît divisé, certains syndicats faisant plus confiance à la négociation qu'à la mobilisation pour défendre l'emploi.
Les salariés ont de quoi s'inquiéter : un étrange consensus entoure depuis plusieurs mois les attaques répétées contre le code du travail. Une partie de la gauche s'est en effet ralliée à l'idée selon laquelle les salariés et le patronat partageraient des intérêts communs. Jusqu'à présent, les avancées sociales ont pourtant toujours été issues des luttes sociales et de la loi et ont été conquises contre les intérêts du patronat. Des compromis sociaux peuvent certes exister à un moment donné au sein des entreprises, mais il est indispensable qu'ils obéissent au code du travail, garantie de l'égalité de traitement de tous les travailleurs. Il faut sauvegarder et renforcer le code du travail pour que les salariés, obligés de vendre leur force de travail pour vivre, soient protégés dans le rapport de force avec les propriétaires des moyens de production. Espérons que la gauche saura en temps voulu se rappeler de son histoire et de ses valeurs. Et que le sursis accordé au code du travail ne se transformera pas dans quelques mois en peine capitale pour les salariés.

Louis-Marie Barnier est sociologue et syndicaliste ; Guillaume Etievant est expert auprès des Comités d'entreprise ; Laurent Garrouste est inspecteur du travail.